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Un petit tour en Islande

Arrivé en ferry, depuis Hirtshals, au Nord du Danemark, Moultipass a posé ses roues pour 3 semaines en Islande. 50 heures de ferry. Des vans aménagés, des camping car, des motos, 4 vélos et un side-car.

L’Islande… voilà 30 ans que mon passager du monde de pilote voulait la découvrir. Chose faite, en long, en large et en travers. L’Islande en été, c’est frais (5 à 15°c)… mais néanmoins supportable avec des tenues motos de plein hiver :). Paysages grandioses de lumières et de couleurs sous le soleil, floutés et monochromes par temps couvert, totalement invisibles par temps de pluie.

L’Islande, ça ne ressemble à aucun autre pays, l’érosion du temps et l’activité volcanique quasi omniprésente ont construit et continuent de construire le relief au quotidien, des champs de lave aux plaines glaciaires en passant par les fjords. Tu sens une terre en permanente évolution.
Pays différent, mœurs différentes. A part dans les villes (touristiques) du sud, l’islandais(e) est rare et distant(e). Souvent bien portant(e). Hormis les piscines surchauffées à l’eau volcanique (dans lesquelles mon pilote a eu peur de commencer à cuire), pas de rassemblements, chacun chez soi. Et le week-end, en famille avec 2, 3, 4 enfants, tous au camping en caravanes pliantes en majorité. On peut y percevoir le bonheur pour eux de prendre l’air après les longs mois d’hiver en intérieur uniquement sous lumière artificielle. Et l’air ici, ça ne manque jamais :)
Fraiches les soirées au camping, voire très fraiches s’il y a du vent (80% du temps :) et on s’y couche tôt ! D’autant plus qu’à 18h30, la vaisselle du soir des islandais est déjà terminée. Par contre, fin juin début juillet, la toute proximité du cercle polaire assure un éclairage permanent 24/24. Coucher de soleil vers 23h et lever vers 4h… et entre les deux, tu y vois comme en plein jour. Surprenant et pas désagréable mais en hiver… :(
Ici pas de marché, normal, pas de légumes, tout est importé… Ici pas de bar, normal, l’alcool s’achète au compte-goutte dans les « Vinbüdin » ouverts quelques rares heures par jour. Comme un air de « prohibition à l’américaine »… 
La gastronomie islandaise, quasi inexistante, cède vite à la facilité de la (mal) bouffe industriellement préparée (à l’américaine). Le tour de taille des locaux s’en ressent… L’emballage est roi de l’Ile.
Grosse pensée aux premiers islandais arrivés vers l’an 860. Mais quelle pouvait être leur alimentation avec uniquement les produits locaux. Pas de céréales, aucun légumes… des glaciers qui occupaient tout le centre de l’île (1/5 ème de la France en superficie). On peut comprendre comment leur caractère s’est forgé au fil des siècles… Il a du se calquer sur les conditions de vie.

Par contre, aucune publicité agressive, quel bonheur, juste de discrètes enseignes sur les bâtiments commerciaux. Aucun panneau 4 x 3 m. Y’a pas à dire, la suppression de cette pollution visuelle publicitaire, ça change vraiment la vue et donc la vie.
Les contacts humains avec les locaux sont rares (comme eux d’ailleurs). Les jobs d’été « summer worker » sont assurés par des anglais, espagnols, danois, allemands, américains, polonais, etc
Etant moins de 350 000 autochtones, les islandais font appel à de la main d’œuvre étrangère pour les services aux visiteurs (encore peu nombreux en juin 2021 mais plus de 3 millions en 2018…) ce qui fait presque 10 visiteurs par islandais. Presque autant que de doryphores sur un pied de patate…
L’Islande, 4ème pays le plus riche au monde… ça pique sec de ce côté-là. Camping 20 à 25 € la tente, sanitaires toujours impeccables, douche chaude, le meilleur plan mais fraîche soirée brève assurée. L’auberge de jeunesse, avec cuisine mieux équipée qu’à la maison, 80 € la chambre et 35 € la couchette en dortoir.. L’hôtel, à partir de 160 €…Un repas au resto, un plat avec une boisson, rien en dessous de 30/40 € par personne, reste la station-service avec pizza ou burger à 15 €… Au bout de quelques jours, t’as l’impression d’avoir fait l’affaire du siècle quand tu as dormi et mangé pour 100 € par jour.
Au final, quand tu as fait le tour de l’île donc le tour de la question, tu te dis que l’Islande, un peu comme le Cap Nord de Norvège, ça ne vaut pas vraiment le prix que ça coûte… 3 semaines d’Islande = 3 mois d’Amérique du Sud… avec ses paysages andins grandioses, son activité volcanique, ses glaciers tout aussi imposants et surtout son ciel TOUJOURS bleu !!!
Par beaucoup de visiteurs, l’Islande est perçue comme une terre d’aventure. A dire vrai, elle est très balisée l’aventure… pas un lieu-dit, pas une ferme, pas un croisement de piste sans panneau indicateur. Absolument impossible de se perdre ou de s’égarer. 90% des pistes sont de vraies routes non revêtues (80/90, pointe à 115 km/h sans souci), les 10% restants sont des pistes de montagne avec montées bien marquées et gués alimentés par la fonte des neiges. Elles ouvrent vers la mi-juillet…

J’ai quand même réussi à y nettoyer complètement mes jantes et à montrer mon agilité en montées à 15/20% pour le plus grand plaisir de mon concepteur de passager du monde :)

Moultipass
Qui voyagera verra !!!

Les belles rencontres (françaises)

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    Anthony et Fabien, les provençaux de service

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    Pascal et Fred de Bretagne venus découvrir les joies du off-road

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    Philippe et Patrick en Porsche 928 tour du mondiste