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25 avril - Bye bye les USA (vidéo)

Bientôt ciao ciao le pays de l’oncle Trump avec une certaine excitation.

Mondovich va découvrir un pays inconnu de lui. Trace désertique dans le sud de l’Arizona. Grosse grosse chaleur. 39°c avec 6% d’humidité nous dit la mini-station météo Moultipass… Routes droites désertiques dans une plaine monotone à l’infini. Le désert quoi.

En ces lieux, les rencontres, rares, brêves, chaleureuses, laissent souvent un sentiment d'abandon, davantage dû à un échange imprécis qu'à la solitude retrouvée…

Aujourd’hui, ce fût Pierre et sa copine rencontrés dans un arrêt impromptu par une déshydratation qu’on ne pouvait stopper qu’à coup de bière fraîche. Un vrai bar perdu dans la pampa avec un stade de rodéo. Mieux vaut rester dehors à l’ombre qu’à l’intérieur climatisé. La première bière même pas terminée, la serveuse arrive avec une tournée offerte par Pierre, le client d’à côté. La discussion s’installe, difficile mais avec quelques efforts, ils finissent par se comprendre.
Pierre conseille d’aller à Rocky Point en Baja (point à touristes s’il en est… que des ricains)…

Gros éclat de rire et give me five quand mon passager du monde de pilote précise au Pierre que les pilotes sont en fait des Rednecks comme lui. (Rednecks - cous rouges - gens de la campagne dans l’Ouest américain). Laissons aux autres les coins touristiques.

Bien hydratés par 2 pintes, la route vers Gila Bend (seul bled dans le secteur) reprend et d’un coup, la plaine passe au vert. Même l’appareil photo perd les pédales et voit la vie en bleu. Va comprendre

Immense champ de luzernes protégés du vent par des oliviers en fleurs (si si) le tout à l’arrosage et au dosage chimique automatisé qui répand une puanteur absolue de vieux siphon d’évier. T’en veux de l’azote, toi…Faut le voir et surtout le sentir pour le croire. Et ces machines à l’oeuvre qui ramassent industriellement la verdure sous l’oeil immobile des panneaux solaires.

Motel cheap blanc/bleu, spécial dédicace imprévue pour l’étape du soir.

Le lendemain matin, départ de très bonne heure trente pour le dernier bout de désert avec ses grands cactus saguaros. Belle surprise à Ajo (ail) où les graffeurs ont vraiment du talent. Un dernier éclat de rire en passant par Why (Pourquoi ?) puis ce triste mur sur la colline pour bien séparer les humains… et enfin la douane de Lukeville, entièrement automatisée côté américain (caméras de partout). Photo au flash en roulant. Pas vu âme américaine qui vive mais on les sent bien cachés contre leurs clim derrière les vitres miroirs sans teint.

Côté mexicain, une mini-douanière (maxi 1,40 m) nous accueille avec le sourire. L’effet side. Le temps de lui expliquer que « No drogas, no armas » et nous voilà au Mexique sans même avoir sortis les passeports.

By bye USA. Viva Mexico !