frendeitjaptrues

3-5 mai - Mexique (Vidéo)

Le voyage n'est pas toujours un long fleuve tranquille...

2 mai - Un petit tour de bateau

La « Forma Migratoria Multiple » (50 €) en poche, le temps de payer le permis d’importation temporaire des véhicules (1141 pesos = 50 €), déposer la caution qui nous sera rendue à la sortie du pays, de régler un souci avec les n° de série de moto européennes qui ne rentrent pas dans les cases du logiciel de la préposée, de redémarrer le PC (sous windows) qui avait perdu la connexion avec le central (et a eu un peu de mal à la retrouver), de payer l’impôt obligatoire sur la pesée fantaisiste des attelages (88 pesos = 4 €), on s’est retrouvé avec le Mondovich à fond de cale sur le ferry pour Los Mochis. Tout a été bouclé en moins de 3 h. N’allez pas croire, même si on n’a pas fait la pôle, c’est un chrono plus qu’honorable pour le pays. 7h de douce traversée et nous débarquons sur le continent mexicain en pleine nuit.

3 mai - A nous le Mexique continental

Au vu des températures ambiantes (41,4° à 15h), le bord de mer avec sa masse d’eau semble la route la plus raisonnable vers le sud. Chemin faisant, rencontre avec José du Moto Club de Ciudad Juarez, qui a glissé de l’arrière lundi, bras droit en steak haché et croûte sur le crâne. Il a perdu la vis du + de sa batterie de son antédiluvien Suzuki Intruder. Allo la quincaillerie Moultipass (filiale Roy), si tiene tornlllos… ça lui coûte une bière pour service rendu en pleine cagne et un bout de route ensemble jusqu’à Mazatlan et suerte… Côté route, c’est juste à gerber, plaine agro-industrielle avec champs de maïs à perte de vue, fermes de mille vaches sous la cagne dans lesquelles les animaux-esclaves parqués dans la poussière ne sont plus des êtres vivants mais seulement du pognon pour leurs propriétaires. On fonce sur la pseudo-autoroute payante pour s’échapper au plus vite.

4 mai - Mondovich fait des siennes

Le maïs a laissé la place aux champs de manguiers puis aux champs de canne à sucre. Impression bizarre de forêt morte avec les arbres sauvages qui n’ont pas encore mis leurs feuilles. Ils attendent un peu de pluie. Ici c’est la saison sèche…

Mondovich tremble des fesses. 13 rayons cassés sur la roue AR… pas glop. Changement de roue. Puis sale bruit à l’embrayage à chaque démarrage… Faut sortir la boite à vitesses pour voir ce qui se passe. Chose faite le samedi soir après moules contorsions à l’hôtel Sol de Bucerias (plus motel qu’hôtel, les connaisseurs comprendront). Bilan : cannelures des disques garnies mortes sur un disque et quasi-mortes sur l’autre et bien sûr l’arbre de boite qui entraine ces disques est en très mauvais état et doit être changé, pas glop tout ça. Pas de pièces Ural au Mexique. Le moment du temps long commence… Heureusement, la cantine d’en face au bord de la route est spécialisée dans les crevettes, poissons et autres poulpes… et y’a un « dépanneur » Oxxo à proximité pour les ravitaillements en sels minéraux et autres éléments de survie minimaliste.

P1030789
P1030791
P1030793
P1030794
P1030795
P1030802
P1030806
P1030807
P1030828

5 au 11 mai - Faire repartir Mondovich

Pas de chance, Mondovich est tombé en rade juste avant le (long) week-end français du 8 mai. Qu’à cela ne tienne, mon passager du monde de pilote fidèle à sa devise d’autonomie décide de monter une opération commando sur les USA. Le temps de laisser passer le week-end américain de 2 jours, de contacter « Uralraceway » revendeur Ural de Salem (80 km au sud de Portland), que ce dernier se fasse envoyer de la pièce par l’importateur, trouver un billet A/R chez American Airlines.

En 24h, il lui a quand même fallu passer la Migràcion mexicaine Puerto Vellarta, expliquer le pourquoi du voyage éclair à la blonde de l’immigration américaine à Phoenix (Arizona). Chance, son mari avait eu un Ural durant 6 mois et l’avait vite revendu pour cause de soucis mécaniques à répétition… tiens donc…Sauter dans l’avion pour Portland, louer une Ford Fiesta à la demoiselle de chez Hertz, trouver la maison de Robbie (de racewayural) à Sublimity… Faire une photo, repartir fissa pour l’aéroport avec les autoroutes de l’Est fermées pour cause de goudronnage, longue balade nocturne pour traverser Portland, voiture rendue à Hertz à 1h30, poireauter jusqu’à 3h, négocier le carton de pièces en bagage accompagné. Ouf ça passe mais il a fallu insister. Décollage 5h10, correspondance « chaude » à Phoenix, 25 mn pour traverser tout l’aéroport (et il est grand, très grand) pour sauter dans l’avion pour Puerto Vellarta. Repasser par la Migràcion, expliquer à la douane mexicaine le pourquoi du carton et négocier au mieux la taxe d’importation. Livraison du carton effectuée à l’Hôtel Sol en 24h… Bon chrono. Pas le temps de dormir, juste fermer les yeux en avion.

Un peu de colle pour les ressorts d’embrayage, une nuit de repos, 3 bouts de fil de fer pour assembler verticalement les morceaux de l’embrayage, une sangle pour ajuster la boite, merci l’école africaine… 8 h de remontage et Mondovich est prêt à repartir.

Du coup, adieu la côte pacifique mexicaine (peu intéressante à vrai dire) et ses innombrables topes (ralentisseurs) pour traverser le pays avec les Chiapas en point de mire et reprendre le vrai voyage.


Moultipass - Qui voyagera verra !