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13 - 21 octobre - Pérou, du Pacifique aux Andes... (Vidéo)

Après l’Equateur, on s’attendait au Pérou… Effectivement ce fut bien le Pérou mais pas vraiment celui du dicton bien connu.

Un peu tendu mon passager du monde de pilote à la frontière Equateur/Pérou. Pas du tout en règle avec mon importation temporaire de 90 jours datant du 15 juin en règle jusqu’au 15 septembre… Y’avait de quoi à 386 $ d’amende par jour de retard, l’addition se montait à plusieurs milliers de dollars au 15 octobre… Barrage de police 2 km avant la douane. Un gentil policier avait bien expliqué la procédure de s’arrêter d’abord au poste de douane sur la gauche pour la sortie du véhicule mais pas de chance, mon pilote n’a vu que le panneau « Salida Ecuador » et a continué tout droit jusqu’à la frontière quelques kilomètres plus loin.
Comme pour les USA et le Mexique, l’Equateur m’aura toujours dans ses fichiers de véhicules étrangers sur son sol…

A la frontière, tentes Unicef, queue d’émigrés vénézuéliens attendant papiers en mains leur laisser-passer pour le Pérou. En moins de 2 heures, décollage en règle pour le Pérou à la tombée de la nuit sous les sourires et signes de la main des vénézuéliens… On n’est pas tous égaux en passeport…
Les premiers 30 km de nuit sont tendus. Vigilance extrême la nuit sur la route au nord du Pérou. Phares mal réglés, vélos sans feux, trous (doux euphémisme…) sur la chaussée, ralentisseurs autant pourris que sournois, coups de klaxon constants pour prévenir le piéton de ne surtout pas traverser la chaussée, circulation anarchique au possible dans les bourgades où il faut s’imposer pour avancer et survivre. Comme un air d’Afrique…

Confirmation dès le lendemain matin avec la traversée d’une terre plus qu’arride pourtant en bord de Pacifique avec des pompes à pétrole parsemées un peu partout dans un semi-désert. Triporteurs chinois omniprésents en ville, mini-bus ultra dangereux zigzaguant à fond les ballons, chaussée défoncée en ville, ralentisseurs anarchiques, monceaux de déchets plastiques tout au long des routes se transformant en décharges aux abord des zones peuplées. Rien de bien réjouissant sur cette côte pacifique au nord du Pérou. Propriétés de bord de mer clôturées interdisant tout accès à celle-ci à moins de marcher un bon kilomètre ou d’en payer l’accès en devenant client d’un restaurant ou d’un hôtel. Vague à l’âme de non-liberté.

La route de contournement par l’Est du désert de Sechura, zone quasi-sahélienne, diffère nettement de la route de l’Espoir de Mauritanie. Ici, de petites églises éparses remplacent les mosquées payées par l’Arabie Saoudite… et pas de lait de chamelle à boire :)
Ce soir, chance, nuit en bord de Pacifique, garage bien à l’abri. Bonnes vibrations, ce port de pêche sur la plage. Les pilotes se régalent de ceviche frais (poisson cru) face à l’océan à l’hostal « Brisas de mar » servis avec le sourire de Stefanny 3ème génération de tenanciers du lieu.

Au petit matin, un pécheur à la ligne fait son travail d’équilibriste courageux entre les rouleaux sur son caballito de totora (petit cheval de roseaux)… Meilleur moment depuis le départ.

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A nous la cordillère péruvienne par une piste en suivant une vallée agricole. Les paysages s’agrandissent mais les nuages du Pacifique s’accumulent et se vident sur notre étape à Huaraz… Pas grave, parait qu’il ne pleut jamais le matin :) Par contre, confirmation qu’il pleut bien tous les après-midi… Visite éclair du Chavin de Huantar, haut-lieu de la culture dite de Chavin (-500 à 0 AJC). Eclair car pas grand chose à voir si ce n’est un labyrinthe souterrain et des ruines enterrées fouillées petit à petit comme pour laisser un suspens et un intérêt dans le temps. Lieu hautement touristique avec ses marchands du temple vendant tous la même chose et même des petites figurines d’éléphants en pierre… y’a pourtant jamais eu d’éléphants en Amérique !!! d’ici qu’ils viennent de Chine…
Rentrés de nuit après la traversée d’une mine immense par des chemins bouillasseux à l’extrême (va falloir que je passe au Lavadero) une piste aussi infernale qu’interminable. Journée très riche en piste.

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Une vraie partie de saute-montagnes cette traversée des Andes nord-sud qui devrait continuer jusque vers l’Antarctique… Désolé pour la tâche noire sur l’objectif du Lumix (appareil photo) : ( Les secousses des pistes l’ont ouvert dans la sacoche réservoir de mon imbécile de passager du monde de pilote. Il ponce un peu tous les soirs au dentifrice… en espérant vous atténuer cet inconvénient. Y’a du chagrin :)

Moultipass - Qui voyagera verra !